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Avant-propos...

JE M’EXPRIME SUR CE BLOG A TITRE PERSONNEL. MES ARTICLES N’ENGAGENT QUE MOI ET NULLEMENT LA COLLECTIVITE POUR LAQUELLE JE TRAVAILLE. JE M’ABSTIENS DONC DE COMMENTER LES OPERATIONS DANS LESQUELLES JE POURRAIS JOUER UN ROLE. ENFIN JE M’ABSTIENS DE TOUT COMMENTAIRE CONCERNANT LA VIE POLITIQUE LORRAINE.

Ma Bio Express

- Directeur de la Communication de la Région Lorraine depuis 2005

- Correspondant du Point et du Monde à Metz de 2002 à 2005

- Journaliste économique et politique Le Républicain Lorrain de 2001 à 2005

-  Intervenant extérieur I&E Consultants de 2003 à 2005

-  Cogérant de l'agence de presse ID Lorraine de 1999 à 2001

-   Diplômé de l’Institut Pratique de Journalisme (IPJ) 1997 

Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /2009 15:34

La presse est toujours à la recherche de son business model fatal pour la diffusion en ligne de ses articles (lire certains de mes billets dans la catégorie décryptage). L’info mise en ligne par les médias doit-elle être gratuite ou payante pour l’internaute ? Ces dernières années tout le monde s’est rué sur le modèle gratuit. Certains ont résisté, comme Les Echos. Les investissements réalisés pour les sites internet ont été parfois colossaux et les audiences (et donc les revenus publicitaires) n’ont pas atteint les niveaux espérés.

Aujourd’hui, la tendance est donc au retour au modèle payant. L’exemple vient comme souvent des acteurs anglo-saxons. Le groupe News Corp. de Robert Murdoch (qui possède notamment The Wall Street Journal, The Times ou The Sun) a décidé de rendre payant les sites internet de ses titres de presse écrite.

En France, on change également son fusil d’épaule mais la tendance est désormais au mix gratuit-payant. Libération, qui lance le 7 septembre une nouvelle version papier, proposera aussi une offre payante en ligne à côté d’infos accessibles à tous. Cette version mixte existe déjà pour Le Monde. Le Figaro y réfléchit pour 2010 et L’Express devrait y passer pour la fin de l’année.

Un scoop payant : pour quoi faire ?

Les farouches défenseurs de l’information payante avaient-ils raison ? Est-ce la revanche de tous ceux qui criaient, parfois sans être entendus, que l’info a un prix ? En fait, la situation est plus compliquée que cela. Ce « pas de deux » des éditeurs de presse ne signifie pas la fin de l’information gratuite en ligne. Les habitudes prises, notamment par les jeunes générations, et la multiplication des sources d’informations en ligne non payantes (sites d’actus, moteurs de recherches, blogs, réseaux sociaux, etc.) garantissent encore un boulevard à l’info gratuite. Dans ce cas, pourquoi payer ? Pour avoir des infos à forte valeur ajoutée, répondent les acteurs qui introduisent aujourd’hui une dose de payant dans leur business model. Mais quelle valeur ajoutée ? Le scoop, serait-on tenté de répondre. Bof… Quel intérêt d’être averti 10 minutes avant son voisin d’un crash d’avion ou d’un remaniement ministériel ?… Et comme le souligne Eric Scherer, directeur de l’analyse stratégique à l’AFP, cité dans Le Monde du 26 août dernier, « la durée de vie d’une information exclusive sur Internet est de 15-20 minutes ». Autrement dit, au bout d’un quart d’heure, votre scoop, pour lequel vous avez payé, n’en est plus un… et votre voisin qui n’a pas déboursé un centime a la même info que vous…

La valeur ajoutée doit donc être autre. De Libération au Figaro, en passant par L’Express et Le Monde, tous ont leur propre définition de cette valeur ajoutée pour laquelle l’internaute serait prêt à payer. Ce peut être découvrir la version papier la veille au soir de la sortie d’un quotidien (Libération), voire 48 heures avant pour un hebdo (L’Express). Ou plus classique accéder aux archives ou s’abonner à des newsletters. Ces services feront-ils la différence ? Pas évident.

La fin du papier pour l’info quotidienne ?

La solution pour les titres de presse pourrait finalement venir d’une autre formule mixte : de l’information au quotidien en ligne (au kilomètre serais-je tenté de dire) couplée à un hebdo (voire un mensuel) papier avec de l’actualité « haut de gamme » (enquêtes, analyses, reportages, y compris large place au photo-reportage). C’est un peu l’idée qu’avance Frédéric Filloux, ancien co-fondateur du gratuit 20 minutes : « D’ici à cinq ans, je suis persuadé que pour l’information quotidienne, le papier n’existera plus. Tout le monde possède l’information de manière quasi-instantanée sur Internet ou sur son téléphone mobile. Ainsi, il faut bouger maintenant. Une marque comme Libération serait fondée à basculer toute son information quotidienne sur le web et réserver le journal  - hebdo ou bihebdo – à des traitements éditoriaux pour lesquels le papier est difficilement remplaçable » (CB News, 20 juillet 2009).

PQR lorraine

Et la PQR lorraine dans tout ça ? Pionnier du tout gratuit à la fin des années 90, Le Républicain Lorrain a introduit des doses de consultation payante dans son offre en ligne, selon une logique que j’ai du mal à saisir. Pas plus d’ailleurs que je ne comprends la logique qui rend certains articles de L’Est Républicain payants et d’autres en libre service. A noter que ces deux titres ne subissent pour l’instant guère de concurrence pour la diffusion d’infos locales (leur cœur de métier) sur le net. Même si ici ou là des initiatives existent, notamment dans le domaine culturel (La plume Culturelle, Tout Metz par exemple).

 

Par Stephane GETTO - Publié dans : Décryptage
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