Communication et Médias par Stéphane GETTO
JE M’EXPRIME SUR CE BLOG A TITRE PERSONNEL. MES ARTICLES N’ENGAGENT QUE MOI ET NULLEMENT LA COLLECTIVITE POUR LAQUELLE JE TRAVAILLE. JE M’ABSTIENS DONC DE COMMENTER LES OPERATIONS DANS LESQUELLES JE POURRAIS JOUER UN ROLE. ENFIN JE M’ABSTIENS DE TOUT COMMENTAIRE CONCERNANT LA VIE POLITIQUE LORRAINE.
- Directeur de la Communication de la Région Lorraine depuis 2005
- Correspondant du Point et du Monde à Metz de 2002 à 2005
- Journaliste économique et politique Le Républicain Lorrain de 2001 à 2005
- Intervenant extérieur I&E Consultants de 2003 à 2005
- Cogérant de l'agence de presse ID Lorraine de 1999 à 2001
- Diplômé de l’Institut Pratique de Journalisme (IPJ) 1997
C’est en quelque sorte le flop cet été. Le 17 août dernier, Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, s’invite avec la presse dans un supermarché Intermarché du Val-de-Marne pour se rendre compte de la baisse des prix des fournitures scolaires à l’approche de la rentrée. Le voyage de presse est organisé, les médias répondent présents. Et pour cause le sujet a tout pour plaire aux rédactions : c’est un thème grand public, qui concerne le porte-monnaie des familles, avec du contact avec des « vrais gens ». Bref un grand classique pour le JT. En plus en pleine période estivale, l’actu n’est guère foisonnante. C’est parti donc pour la sortie « terrain ».
Mais, patatras, une fois arrivés dans le supermarché, les journalistes découvrent très vite que les clients, que le ministre croise dans les rayons, connaissent un peu trop bien les mesures de baisse de prix mises en place par la grande distribution et le Gouvernement. Et en fouillant un peu, les journalistes se rendent compte notamment qu’une cliente particulièrement loquace est une conseillère municipale UMP du coin. Conclusion : le déplacement est un peu trop verrouillé. Les « vrais gens » ne sont pas si « vrais » que cela. Et les médias de crier – à juste titre – à la manipulation. Je vous encourage à découvrir le très bon dossier que consacre le site Arrêt sur image à cet épisode.
Au final, difficile de savoir avec certitude qui est à l’origine de la mascarade. Le cabinet trop zélé du
ministre ? L’enseigne qui souhaite se faire bien voir du Gouvernement ? Des élus locaux trop « enthousiastes » ? Peu importe qui est responsable de la bourde. L’essentiel
est ailleurs. Truquer les opérations de relations presse, c’est à la fois mépriser les journalistes et leurs lecteurs-téléspectateurs-auditeurs. Bref, les prendre pour des c... .
C’est aussi contribuer à noircir l’image que les Français peuvent avoir des professionnels de la communication, parfois perçus comme des manipulateurs voire des truqueurs.
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