Communication et Médias par Stéphane GETTO
JE M’EXPRIME SUR CE BLOG A TITRE PERSONNEL. MES ARTICLES N’ENGAGENT QUE MOI ET NULLEMENT LA COLLECTIVITE POUR LAQUELLE JE TRAVAILLE. JE M’ABSTIENS DONC DE COMMENTER LES OPERATIONS DANS LESQUELLES JE POURRAIS JOUER UN ROLE. ENFIN JE M’ABSTIENS DE TOUT COMMENTAIRE CONCERNANT LA VIE POLITIQUE LORRAINE.
- Directeur de la Communication de la Région Lorraine depuis 2005
- Correspondant du Point et du Monde à Metz de 2002 à 2005
- Journaliste économique et politique Le Républicain Lorrain de 2001 à 2005
- Intervenant extérieur I&E Consultants de 2003 à 2005
- Cogérant de l'agence de presse ID Lorraine de 1999 à 2001
- Diplômé de l’Institut Pratique de Journalisme (IPJ) 1997
Hier jour de manifs, deux de nos amis journalistes-blogueurs lorrains (JCDR et CavalierSeul) sont sur le front et, comme à leur habitude, bloguent et twittent à tout va pour notre grand plaisir (en tout cas le mien). Résultat : leur prose se retrouve à la une du Post.fr. D’où ce twit amusé de JCDR : jcdr@Cavalierseul C'est la gloire pour les journalistes-blogueurs lorrains, julien : toi et moi cités par Le Post ! :-).
Cette contribution involontaire à l’article du Post illustre parfaitement une des tendances fortes du journalisme : le journalisme de liens. Le phénomène suscite pas mal de commentaires sur le net. Je vous livre juste trois liens (justement !), celui de Benoît Raphaël (rédac chef du Post), d’Internet et opinions ou encore d’Alain Joannes.
Pour faire rapide, cela consiste pour les journalistes et/ou blogeurs de « sourcer » rapidement leur billet, d’offrir aux lecteurs l’opportunité d’aller plus loin (comme je viens de le faire), voire de faire « sérieux » (je source donc je suis), etc.
Mais une autre des conséquences est de donner naissance à des papiers vite faits, sans trop d’efforts. Par exemple, je récupère un ou deux avis d’internautes sur des forums, deux twits et un billet de blogueur, et voilà en cinq clics une enquête clé en main destinée aussi bien à un support papier qu’à un site Internet. Une question parmi d’autres : les infos ainsi récupérées au gré de la toile sont-elles fiables ? Qui se cachent derrière les pseudos ? Peut-on librement utiliser pour un article un avis déposé sur un forum ou un twit envoyé à quelques-uns ?
Au-delà de ces questions posées à la profession journalistique, le journalisme de liens doit aussi inciter les communicants à surveiller le phénomène. Doit-on, nous aussi, nous lancer dans la com de liens (d’ailleurs existe-t-elle) ? Comment suivre le rythme (veille) imposé par les journalistes qui désormais « produisent » presque 24h/24 ? Est-ce nécessaire de relayer ses communiqués via Twitter au risque de saturer les journalistes ? Sur ce dernier point, j’aurais quelques réticences à « institutionnaliser » Twitter pour des relations presse. Mais la question est sans doute prématurée, compte-tenu de la très faible proportion d’adeptes de Twitter chez les journalistes.
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