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Avant-propos...

JE M’EXPRIME SUR CE BLOG A TITRE PERSONNEL. MES ARTICLES N’ENGAGENT QUE MOI ET NULLEMENT LA COLLECTIVITE POUR LAQUELLE JE TRAVAILLE. JE M’ABSTIENS DONC DE COMMENTER LES OPERATIONS DANS LESQUELLES JE POURRAIS JOUER UN ROLE. ENFIN JE M’ABSTIENS DE TOUT COMMENTAIRE CONCERNANT LA VIE POLITIQUE LORRAINE.

Ma Bio Express

- Directeur de la Communication de la Région Lorraine depuis 2005

- Correspondant du Point et du Monde à Metz de 2002 à 2005

- Journaliste économique et politique Le Républicain Lorrain de 2001 à 2005

-  Intervenant extérieur I&E Consultants de 2003 à 2005

-  Cogérant de l'agence de presse ID Lorraine de 1999 à 2001

-   Diplômé de l’Institut Pratique de Journalisme (IPJ) 1997 

Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /2009 18:12

Hier, Libération n’est pas paru. Volontairement. Simplement parce que la direction du quotidien a fait ses calculs : trop cher de paraître alors qu’une majorité de kiosques est fermée. Libé avait annoncé supprimer ces éditions des 8 mai, jeudi de l'Ascension, 11 novembre, 25 décembre et 1er janvier. Idem ou presque pour le Figaro, qui fait désormais l’impasse sur les 15 août, 11 novembre, 25 décembre et 1er janvier.
Francis Morel, DG du Fig, s’est justifié à l’AFP : « C'est une économie de 100.000 euros par jour (…) Les ventes sont faibles ces jours-là et les abonnés reçoivent leur journal avec trois jours de retard ». Cette stratégie nouvelle des deux quotidiens illustre l’incertitude qui plane sur l’avenir de la presse « imprimée » (lire aussi mes posts Le jour où la presse régionale est morte (2)  et La presse à la recheche de la solution miracle ). Alors qu’aux Etats-Unis de nombreux journaux migrent vers Internet, les éditeurs de quotidiens s’interrogent sur les modèles économiques à inventer et les choix à arbitrer.
En terme de parution, les gratuits (Metro, 20 minutes) ne font pas dans la demie-mesure : pas de parution par exemple lors des vacances scolaires de Noël et une partie des congés d’été. Logique évidemment financière : moins de journaux distribués = moins de lecteurs = moins d'audience = tarifs pub revus à la baisse = chiffre d'affaires qui passe en dessous du seuil de rentabilité. On ne peut s’empêcher de voir dans la stratégie de Libé et du Fig un raisonnement similaire.
La PQR va-t-elle suivre le même chemin ? On peut être certain que les patrons de titres régionaux ont également déjà fait leur calcul. Mais si la vente au numéro chute les jours fériés, ce n’est pas le cas – par définition – de la vente par abonnement couplée au portage à domicile (7 jours sur 7, même les jours fériés), véritable assurance vie de la PQR. Pour l’instant.

Par Stephane GETTO - Publié dans : Décryptage - Communauté : La communication publique
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