Samedi 14 mars 2009
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Mine de rien, notre vielle PQR a bel et bien entamé une sacrée mue ces derniers mois. Je ne reviens pas ici sur les bouleversements qui ont changé la donne au Républicain Lorrain ou ce qui est en gestation à L’Est Républicain. J’aurai
certainement l’occasion, voire l’envie d’y revenir un de ces jours (« revenir » sur le sujet, pas « revenir » au RL…). Non, je voulais aujourd’hui m’attarder deux minutes sur
Vosges Matin, qui a pris la succession de la Liberté de l’Est et de l’édition vosgienne de l’Est Républicain. Je ne
sais pas si je fantasme mais il me semble percevoir dans le traitement de l’actualité vosgienne comme un je-ne-sais-quoi de changement de ligne éditoriale. C’est comme si le
quotidien souhaitait faire trembler sur ces bases certains pouvoirs en place… J’ai cru remarquer un ou deux dossiers de la Rédaction qui ont dû faire grincer des dents du côté du Conseil
Général des Vosges. Mais bon, ce n’est peut-être qu’une simple illusion d’optique.
Par Stephane GETTO
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Vendredi 13 mars 2009
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Personnellement, je suis un adepte du storytelling, dont la théorie a été importée
et décrite avec talent par Christian Salmon (Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits, édition La Découverte). En deux mots et en vulgarisant un
maximum, cela consiste à diffuser un message de communication en narrant une histoire. Ce qui permet de capter l’attention des auditeurs et de les rallier à sa cause. Bon, quand je dis que je
suis un adepte, disons que je suis convaincu de la pertinence de la méthode mais que la mettre en pratique n’est pas toujours évident. J’évoque le storytelling car, ces derniers jours,
deux « vrais » adeptes ont croisé mon chemin de lecteur et d’auditeur.
Le premier c’est Jean-Pierre Barjon, le patron des limonades artisanales Lorina Geyer (installées à Munster en Moselle). Lui, sa vie, c’est un roman. Et pour l’avoir interviewé un jour, je peux vous dire qu’il sait la vendre son histoire.
Bref, dans Le Monde 2 du 7 mars, Christophe Donner y raconte la dernière aventure de Jean-Pierre Barjon. Le néo-limonadier vient de réaliser le casse hippique du siècle en achetant au
petit bonheur la chance un canasson qui coup sur coup remporte les Prix d’Amérique et de France au nez et à la barbe des caciques du milieu des courses.
L’autre
amateur de storytelling, c’est Jean-François Copé, invité de la Matinale de France Inter hier ou avant-hier. Je ne sais pas si Copé a lu Christian Salmon, mais ma main à coupé (et pas
à Copé…), que son conseiller com, lui, l’a lu. Il fallait entendre Copé employer sans cesse le verbe « raconter ». « Moi, je voudrais vous raconter l’histoire de… », « les
Français attendent qu’on leur raconte autre chose », « Laissez-moi vous raconter… », etc. Il en faisait même un poil trop. Est-ce que
les auditeurs auront été convaincus ? Ca, c’est une autre histoire.
Par Stephane GETTO
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Publié dans : Décryptage
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