Dimanche 17 mai 2009
7
17
/05
/2009
20:35
Allez, je ne résiste pas à l’envie de vous relayer le billet d’Emmanuel Bruant sur son blog Internet et opinion. Il est intitulé : « Rachida Dati et le communiqué de presse le plus court de l’histoire ». Et de renvoyer vers
l’espace presse du Ministère de la Justice où la Garde des Sceaux a publié un communiqué d’une vingtaine de mots (ci-dessous). Il faut tout de même ajouter que ce
communiqué est la suite d’une première salve publiée le même jour (le 12 mai) et qui se voulait une réponse de Rachida Dati à Elisabeth Guigou. Et ça vole haut. On
imagine sans peine le désarroi des attachés de presse obligés de se prêter à ce petit jeu...
149 caractères, espaces compris, ce n’est plus un communiqué de presse lapidaire, c’est une note de bas de page. A
9 caractères près, Rachida Dati aurait pu envoyer son communiqué via Twitter !

Par Stephane GETTO
-
Publié dans : Tout et rien
-
0
-
Recommander
Lundi 11 mai 2009
1
11
/05
/2009
21:51
Le 21 juin, à l’occasion de la Fête de la musique, L’Est Républicain devrait lancer officiellement son
portail musical collaboratif. Baptisé Impul'Sons, il reproduit le principe du site expérimenté (impulsons.dna.fr) par le cousin DNA (également membre du groupe Ebra). Le quotidien lorrain utilisera d’ailleurs le même nom que le portail alsacien.
Le principe : proposer aux groupes, chanteurs, harmonies, chorales et autres amateurs de karaoké, de mettre
en ligne leur prestation, essentiellement vidéos. A l’instar des sites de partages Dailymotion ou YouTube, Impul'Sons sera gratuit et financé par la publicité. Et comme tout site collaboratif, il
proposera aux internautes de donner leur avis sur les contenus ou d’alimenter la traditionnelle rubrique agenda.
Avec Impul'Sons, L’Est Républicain dégaine une offre destinée notamment à séduire la cible « d’jeune », qui
fait cruellement défaut à la PQR, et souhaite prendre pied véritablement sur la planète Internet. A découvrir en juin...
Par Stephane GETTO
-
Publié dans : Scoop
1
-
Recommander
Lundi 11 mai 2009
1
11
/05
/2009
21:36
La nouvelle campagne des eaux minérales Vittel (groupe Nestlé Waters) déferle actuellement dans les écrans pub
télé. Elle met en scène, avec un brin d’humour et un rien de folie, les performances surhumaines d’individus élevés à la Vittel. Petite originalité : les films ont effectivement été tournés
dans les Vosges, à Vittel, et font jouer de « vrais » Vittellois. Les spots sont l’œuvre de l’agence Ogilvy. Signature de la campagne : "Il y a quelque chose dans cette
eau".
Perso, au vu du résultat, je ne suis guère persuadé de la plus-value du tournage in situ, si ce n’est sans doute
l’éventuelle com interne associée et la volonté d'ancrage de la marque, dont le logo s'accompagne désormais de la signature "minérale et thermale".
Faites-vous une idée en visionnant le premier film.
Par Stephane GETTO
-
Publié dans : Décryptage
-
2
-
Recommander
Lundi 4 mai 2009
1
04
/05
/2009
21:43
Les
visuels sont bleus, plutôt laids (désolé je n'ai pas pu les importer). C’est sûr, ils ne sont pas là
pour faire rêver. Mais pour donner aux chiffres la force de la preuve. L’objectif de cette campagne de Total France est bien celle-ci : démontrer, chiffres à l’appui, que l’activité du
pétrolier ne se résume pas à des stations-services. Et surtout faire oublier les images qui collent aux basques du groupe : le travail en Birmanie, la marée noire, les
restructurations d'une société hyper bénéficiaire, etc. Car c’est un fait, actualité oblige, Total est un des groupes « mal aimés » de l’opinion française. Les dernières
campagnes, grandiloquentes (anything for you pour le groupe), émouvantes voire drôles (vous ne viendrez plus chez nous par hasard pour l’activité stations-services), ne
suffisent pas à modifier l’image terne du pétrolier. Un peu comme le sparadrap du capitaine Haddock…
Alors, l’agence Harrisson & Wolf, en charge du budget de Total France, s’y est collée. On peut se douter que
les créatifs n’ont pas dû s’éclater sur ce job. Les annonces inondent
depuis le 29 avril la presse écrite à coup de pleines pages : la PQR (les quotidiens lorrains en ont eu leur compte), mais aussi la PQN (Le
Figaro, Le Monde, L'Humanité, La Croix, La Tribune, Les Echos), et les gratuits (Métro, 20 Minutes, Direct Soir). « La double annonce
presse (…) s’inscrit dans une démarche de pédagogie auprès du grand public français. La première annonce est une porte d’entrée : le lecteur est interpellé sur ce qu’il connaît de Total.
La seconde annonce rappelle, par des points clés, ce que le lecteur connaît moins », explique le groupe.
Parmi les intertitres de l’annonce, on peut remarquer celui-ci : « une présence industrielle
durable ». Et là en Lorraine, effectivement, il faudra expliquer… Car du côté de Carling, près de Saint-Avold, on parle plutôt de restructurations et de menaces de fermeture du site
pétrochimique. Un sujet que Les Echos de ce 4 mai passent au crible avec un reportage d’une page. Le titre : « Le crépuscule de la pétrochimie française ».
Par Stephane GETTO
-
Publié dans : Décryptage
-
0
-
Recommander
Jeudi 30 avril 2009
4
30
/04
/2009
20:30
C’est la question du moment. A quoi va ressembler la presse (viable) de demain ? Celle des années 2010. Les
titres doivent-ils migrer sur le net (voir mes précédents posts) ? Modèle gratuit ? Payant ? Doivent-ils
revenir au tout papier ? Le débat fait rage, comme le démontre l’excellent papier de Delphine Le Goff dans le numéro du 30 avril de Stratégies, que je me permets de résumer ici.
Témoignages et exemples à l’appui, français comme anglo-saxons, la journaliste passe en revue les
atermoiements du moment. C’est par exemple Maurice Szafran, PDG de Marianne, qui se demande si finalement ce n’était pas le Canard Enchaîné qui avait raison de ne pas sacrifier à la
vague internet… tant les investissements sur le net peuvent plomber un titre. Certes, les coûts de production d’une édition en ligne restent largement inférieurs à ceux d’une édition papier, mais
pour combien de lecteurs ? Et pour quelle niveau de pub ?
A en croire les exemples cités dans Stratégies, la solution miracle n’est pas à chercher du côté de la migration
totale vers le net (on y perd son lectorat et sa visibilité) ni du côté du retour en arrière au tout papier. Ce pourrait être plutôt un quotidien en ligne, avec des services en partie payants,
couplé à un périodique papier haut de gamme… Reste que ce modèle n’a , lui non plus, pas encore fait ses preuves.
Pour conclure, je ne peux résister à vous livrer la citation qui sert de chute à l’article de Delphine Le
Goff : « La chose la plus optimiste que l’on puisse dire en faveur des quotidiens, c’est que les gens vivent de plus en plus vieux ». C’est Phil Bronstein, rédacteur en
chef du San Franciso Chronicle qui le dit. C’est aussi, pour l’instant, ce que je souhaite aux titres de la PQR.
Par Stephane GETTO
-
Publié dans : Décryptage
0
-
Recommander
Derniers Commentaires