Lundi 8 février 2010
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La future télé du Conseil Général de la Moselle, Mirabelle TV, pourrait diffuser ses premières images dès le
mois de juin. Objectif : être au plus près des inaugurations de Pompidou Metz et de Center Parcs Moselle Lorraine. C’est ce qui ressort d’un papier publié par CB News dans son
édition du 1er février. L’hebdo consacre d’ailleurs un dossier intitulé : « Les TV locales cherchent le bon équilibre ». Pour mémoire, les dernières infos sur Mirabelle TV ici.
Par Stephane GETTO
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Lundi 8 février 2010
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13:21
L’OJD vient de mettre en ligne les dernières déclarations sur l’honneur concernant les diffusions des titres de
presse. Sans surprise, la diffusion de la PQR continue de s’éroder. De mi à 2008 à mi 2009, Le Républicain Lorrain annonce une diffusion totale moyenne de 133 908 exemplaires,
L’Est Républicain de 173 316 et Vosges Matin de 45 781. Ici les tableaux complets et les évolutions, là le billet de l’an passé.
Par Stephane GETTO
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Mercredi 27 janvier 2010
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14:00
Retour rapide sur la prestation télévisée de Nicolas Sarkzoy lundi soir sur TF1 dans l’émission « Paroles de
Français ». Je ne vais pas « refaire le match » ni paraphraser les multiples analyses et décryptages publiés ici ou là. Juste deux réflexions en écho à mon billet précédent et une pensée émue pour un directeur de grande surface…
Première réflexion, l’émission de lundi confirme que Jacques
Pilhan reste bien l’inventeur de la communication politique moderne. Sans doute aurait-il perçu le programme de lundi comme un hommage, involontaire, à son travail. Les ficelles utilisées
s’inspirent bien évidemment du concept imaginé par Jacques Pilhan dans les décennies 80 et 90 pour François Mitterrand et Jacques Chirac (dialogue en direct avec un panel de Français, choix de la
chaîne et du présentateur). La recette fonctionne toujours, au moins en termes d’audience (8,6 millions de téléspectateurs).
Deuxième réflexion, Jacques Pilhan avait théorisé le principe de communication du désir, de la
rareté de la parole. Un concept qui ne sied guère au Président de la République et à son équipe. D’où ces propos de Nicolas Sarkozy cité dans un article de Sophie Laudrin dans
le Monde daté de mardi : « Nous avons changé d'époque, nous ne sommes plus dans un septennat où l'on pouvait gérer la durée, moi j'ai
l'habitude de prendre la parole, d'aller sur le terrain. C'est l'action qui compte et non pas la gestion de la rareté de la parole ». A noter également le satisfecit de Franck Louvrier, conseiller communication à l’Elysée, ce mercredi matin au micro d’Europe 1 : « Cette formule a
un intérêt car elle permet un vrai dialogue avec les Français et je pense que, contrairement à l'antienne que l'on entend parfois, la parole du président n'est pas usée ».
Après ses réflexions, une pensée plus légère, pour le directeur de la grande surface qui emploie
Bernadette Tessadri, invitée lundi à échanger avec Nicolas Sarkozy. Quand
cette vendeuse au rayon charcuterie et fromage fait état des difficultés de sa famille à boucler ses fins de mois, le Président de la République embraie sur les mesures mises en place par le
Gouvernement pour encourager les heures supplémentaires. « Oui mais mon employeur est contre les heures supplémentaires », répond Bernadette. « Comment est-ce
possible ? Donnez-moi le nom de votre employeur, je règle cela demain », répond en substance Nicolas Sarkozy. Et là j’imagine la tête du directeur de la dite grande surface se
décomposer devant son téléviseur. Tout comme j’imagine l’état major du groupe et sa direction de la com mobilisés pour gérer cet épisode, et notamment les sollicitations des représentants
syndicaux et des journalistes qui ne manqueront pas de se produire.
Par Stephane GETTO
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Mercredi 13 janvier 2010
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14:42
Lire François Bazin, rédacteur en chef du service politique du
Nouvel Obs, raconter en 482 pages l’odyssée de Jacques Pilhan, conseiller en communication des présidents Mitterrand et Chirac, est un plaisir. Bien sûr, son livre regorge d’anecdotes ou
de scénettes qui dessinent avec moult détails les cuisines de la vie politique et plus particulièrement de la communication politique des décennies 80 et 90. Mais l’intérêt du « Sorcier de
l’Elysée » (publié chez Plon à l’automne 2009) est ailleurs.
François Bazin parvient à décrire avec minutie le fonctionnement de la mécanique Pilhan et la fascination qu’il
exerçait chez les hommes politiques de l’époque, de gauche comme de droite. La méthode Pilhan reposait notamment sur deux piliers : l’étude minutieuse de l’opinion et la rareté de
l’expression.
Le conseiller et son agence Temps Publics étaient d’énormes consommateurs d’enquêtes quantitatives et
qualitatives. Objectifs pour Jacques Pilhan : être perpétuellement en phase avec l’opinion, valider la moindre de ses intuitions, ciseler et mettre en scène les prises de paroles de ses
clients. Sans oublier le recours aux sondages afin d’imposer une tonalité aux médias et à leurs éditorialistes.
Jacques Pilhan est aussi celui qui a théorisé, et appliqué avec succès, la stratégie du désir en politique. Pour
être entendu, il faut être attendu, désiré. D’où des prises de paroles extrêmement rares de la part des Présidents Mitterrand et Chirac. Zeus ne descend que rarement de l’Olympe et quand il
descend c’est pour faire parler la foudre, avait l’habitude de dire Jacques Pilhan.
Aujourd’hui, que reste-t-il de la méthode Pilhan ? Le recours immodéré aux sondages demeure
plus que jamais au cœur de la stratégie de communication de la Présidence de la République et des Ministères. Même si l’apparition des mouvements de « l’e-opinion » brouille sans doute
la lecture et les analyses des sondeurs.
Quant à la rareté de l’expression présidentielle, elle apparaît évidemment d’un autre âge face à l’hyperactivité
médiatique du Président de la République. Il faut dire que depuis le siècle dernier, le paysage médiatique a bien changé (tout comme le rythme de la vie politique). L’offre médiatique a explosé.
Internet et les réseaux sociaux ont également modifié la donne. Et ce n’est qu’un début.
Par Stephane GETTO
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Samedi 12 décembre 2009
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17:09
Suite à l’appel à candidatures du CSA pour la
création d’une chaîne TNT locale en Moselle (lire ici), un seul candidat
s’est finalement déclaré. Selon un communiqué de presse du CSA, il s’agit de Mirabelle TV, dont le dossier a
été déposé par « la société d’économie mixte locale « Mirabelle TV », ayant pour actionnaire le Syndicat mixte numérique pour la
communication audiovisuelle, qui regroupe les collectivités locales mosellanes et des entreprises locales ».
Derrière ce Syndicat mixte (son arrêté ici) se trouve le Conseil Général de Moselle, qui poursuit son ambition de disposer d’une télévision
locale.
Par Stephane GETTO
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